Le parc Lauca (1)
C´est au cours de nos déplacement sur l´altiplano que nous avons découvert ce parc naturel. On ne l´a pas encore vu en entier et sous toutes ses coutures, mais voilà un premier aperçu :
Son centre est la petite ville de Parinacota. Elle est proche de la route internationale 11. Le parc regroupe une grande diversité de paysage : volcans, bofedales, lacs et lagunes... 137883 Ha de beauté (presque...).
Les volcans : il y en a plusieurs dans l´enceinte du parc. les plus connus (et les plus hauts) sont le Parinacota (6342 m), le Pomerape (6282 m) et le Guallatiri (6061 m). (En langage Aymara, Parinacota signifie la lagune des flamans rose).

Celui là c´est le Parinacota, le plus haut de tous...
Ils ont pratiquement tous cette belle forme conique impressionnante. La limite de la neige marque à peut prés les 5000 m. Cette fois il y avait des nuages, mais la plupart du temps c´est découvert comme sur cette vue du Parinacota (à droite) et du Pomerape (à gauche) :

Les lacs et lagunes : nous avons vu pour l´instant ce que tout bon touriste qui vient ici est censé voir, c´est à dire le lac Chungara (le plus haut lac non navigable du monde) et les lagunes de Cotacotani.

Le lac chungara.
Ce lac, au alentour de 4600 m, est au pied du volcan Parinacota tout comme les lagunes de Cotacotani qui sont visibles sur la photo du dessous.

Bon, il y a aussi des bofedales, mais çà on te les épargne ici, on aura bien des occasions d´en reparler...
Parlons maintenant des sujets qui fâchent... Ce parc est sectionné en deux par une route internationale (la route 11) qui passe au pied du Parinacota et sur les rives du lac Chungara. Un traité international régit le passage des véhicules sur cette route qui relie la Bolivie à la mer (c´est pas rien!) et qui de ce fait a une importance capitale pour ce pays. Le traité prévoit des contrôles douaniers, des autorisations de passages et la gratuité du passage dans le parc national (tous les autres parcs chiliens sont payants). Cependant le traité ne prévoit pas de restrictions particulières au transport de certaines substances.

Un magnifique monument sur le bord de la route.
Pour les gens de la Conaf cela ne semble pas poser trop de problème, et dès que nous posons des questions, on nous répond qu´il y a un traité international et que ça fonctionne trés bien commé ça...
Toujours est-il que les accidents ça arrivent! D´autant plus que les camions boliviens, en plus d´être souvent des poubelles sur roues, transporte tout un tas de trucs rachetés d´occasion (voitures, batteries électriques, pièces mécaniques...). On a su par exemple que des camions d´hydrocarbure s´étaient déjà renversés et déversés créant des "mini-marée noire". On a aussi été témoin d´une discussion entre un type de la SAG (service de l´agriculture) qui demandait à un type de la Conaf ce qu´il devait faire si un camion de batteries de voiture se renversait et qu´il y avait des fuites... On a vu, sur le bord de la route, des déchets (bouteilles, plastiques...) mais aussi des bidons d´huile de vidange, des pneus dans les ruisseaux. On a aussi vu des animaux écrasés (photos disponibles sur demande).
Une solution possible? Il existe depuis 1913 une ligne de train Arica - La Paz. Dans les années 50, elle était trés utilisée et constituait d´ailleurs le seul moyen efficace d´aller en Bolivie. Elle a été mal entretenue et aujourd´hui ne correspond plus aux normes pour le transport de passagers. Il n´y a plus qu´un train par semaine qui transporte quelques marchandises. Cette ligne passe bien à l´écart du Parc Lauca où passe la route 11... Cherchez l´erreur.