La fête nationale Chilienne

Publié le par mimil et alex

Le 18 septembre 1810, le peuple chilien gagnait son indépendance face aux espagnols. Depuis, cette date est célébrée comme la fête nationale. Mais comme les chiliens ont plutôt l´air d´aimer faire la fête, ça commence le vendredi 15 au soir et ça se termine le mardi 19 au soir (le 20 au matin pour certains...). Ce 19 est le jour de l´armée. Ça, c´est en ville, à Arica et alentour. Mais pour les habitants des petits villages de l´altiplano, ça commence le jeudi 14 par un grand repas des habitants, puis une fête avec spectacles le 15 et comme ça, ceux qui veulent peuvent descendre à Arica pour le week end.

Autant te dire tout de suite qu´on a pas beaucoup de photos... on évite d´emmener l´appareil dans ces moments là, question de sécurité (la gravité est alors plus forte...). Cependant, en quittant Putre, on est tombé sur le spectacle municipal :

défilés militaire et de la police,

 spectacles des écoles, et surtout :

LA CUECA, nuestra baila nacional...

Se danse par deux, en costumes traditionnels...

...comme ça pour les garçons...

...et comme ça pour les filles.

Chaque danseur a un mouchoir blanc "el pañuelo blanco" qu´il doit faire tourner au dessus de sa tête de diverses manières. Au début ça parait un peu désordonné, mais on se rend vite compte que on ne s´invente pas danseurs de Cueca et tout le monde danse la Cueca (mais vraiment tout le monde) sauf les étrangers...

Les petits...

...comme les grands.

 Tout ceci se déroule sous les yeux des personnes importantes de la ville installées face au public dans une tribune. Sont présents, le maire, le commandant local de l´armée et de la police, d´autres en uniforme... Face à eux, un public massé sur les marches d´escalier de la place du village.

Mais cette fête est aussi l´occassion de renforcer les liens avec les voisins: des péruviens, des boliviens... comme cette fanfare péruvienne (jolis chapeaux) :

Voilà à peu prés tout ce que nous avons vu à Putre...

Pour Arica, nous sommes allé "fêter l´indépendance" à deux endroits :

- les ramadas : c´est une sorte de fête foraine (une ducasse quoi!) où on peut jouer au choix : au chamboule-tout, au tir à la carabine à la pêche au canard (plus facile qu´en france car les canards ne bougent pas...) et plus rarement au fléchettes. Il y a aussi un jeu ou avec des boules de papier sckotchée, il faut taper une cible de 5 cm de diamètre à 4m pour faire tomber un type dans l´eau... c´est cool quand ça marche.

Sinon on peut aussi manger (brochette, pain frit,  et danser la Cumbia (version un peu plus électronique de la Cueca). La Cumbia, c´est nettement plus facile à danser, seulement, ça se danse en couple (mixte) et comme on connaissait personne, on est plutôt resté assis à regarder, manger et boire.

A côté de cette fête foraine, c´est une grande jetée où viennent squater (=s´asseoir pour passer le temps) pas mal de jeunes pendant les soirées de la fête nationale. On y est allé vers minuit et on y a rencontré des gens trés sympas qui nous ont indiqué des endroits typique pour aller faire la fête. On a squaté avec eux et résultat, on est rentré a notre hôtel vers 4 heures du matin, et on a dû réveiller pas mal de monde... Faut dire qu´on était trés content!!!

Siamois par les cheveux!! (presque un dessin du Chat de Geluck...)

- Le Club de Huasos (merci à Claudio pour les photos) :On y est allé une première fois le lundi soir. On est arrivé vers 21 heures, aprés 20 minutes de taxi et il y avait pas grand monde. L´entrée est payante et on rentre dans un parc où on trouve une salle des fêtes, une arène de rodeo, et des pelouses où s´asseoir pour passer le temps (= squater).

On est entré dans la salle des fêtes, on s´est assis, on a commandé un calimucho et au fil du temps (eh oui! ça dure longtemps un calimucho!) ça s´est rempli et ça guinchait de partout, Cueca Cumbia et compagnie... vers 23 heures (aprés le calimucho, ouf!) on décide de voire ce qui se passe un peu à l´extérieur et là, on tombe sur Claudio (un collègue) et sa bande.

Claudio, le club de Huasos, c´est un peu  sa deuxième maison... il connaît tout le monde, toute sa famille y va... bref, d´un coup on a rencontré tout le monde!! Du coup, on a guinché un peu (avec des copines de Claudio) et on a pu discuter et "hablar español".

Aprés on est sorti de la salle, et là, dans les pelouses, c´était... l´anarchie! Plein de monde partout dans tous les sens, des jeunes, des vieux, tout le monde dans une ambiance de fêtes...

Du coup on est pas encore rentré trés tôt à l´hôtel, mais on a été plus discret ce jour là.

Le lendemain, rebelotte, on retourne au club de Huasos pour l´aprés midi. En fait, il y avait des courses hyppiques de prévu et Claudio courrait. Ici, les cavaliers et cavalières montent à cru (sans selle) avec juste une corde enroulée autour de la machoire inférieur du cheval.

Ça a commencé par la "Carrera a la Chilena" : entre 500 et 600 m à courrir, 2 concurrents par manche donc un vainqueur par manche, mais pas de vainqueur final... ??

Ensuite, on est passé dans l´arène pour voir un cheval se faire monter pour la première fois... ou plutôt on a regardé des types essayant d´attraper un cheval pour lui monter dessus, avec un espèce de cowboy qui ne savait pas se servir de son lasso. En fin, il y est arrivé une fois, mais face à la puissance du cheval, il a fait du ventriglisse sur le sable. Au final, y´en a un qui y est arrivé et ils sont passé à ce que tout le monde :

Le jeu du Pañuelo

En gros, une dizaine de cavaliers et cavalières (et de chevaux) qui doivent se disputer un mouchoir blanc. Pour cela, tout les coups sont permis, mais le fair play est de rigueur! Par exemple : il est interdit de frapper, mordre, tirer les cheveux... Cependant il est permis et même apprécié de : sauter d´un cheval à l´autre, voire même d´un cheval sur plein d´autres, de déchirer les tee-shirt, de voler le cheval d´un autre. A la fin, rares sont les chanceux qui sont encore sur leur cheval de départ.

Nous, on a regardé ça un peu comme un chant de bataille mais on quand même compris 1 heure et demie après qu´il y avait des équipes ; c´était pas trés flagrant sur le coup.

Voilà, la fête nationale est terminée. Ce n´est qu´un résumé, car il faut être là pour se rendre compte de toute son ampleur.

Eh non!! le vendredi d´après, c´est à dire le 22, on fête le "dieciocho chico" : le petit 18 septembre... Encore une fête en somme! Là on l´a fait à Putre avec des étudiants en tourisme d´Arica qu´on a rencontré au pub de Putre (oui il y en a un...).

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T
Merci pour la musique c'est vraiment sympa (là je suis résigné à avoir un meilleur blog rank que vous). A quand les chiliennes qui dansent en direct ?
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F
Pensez quand à travailler un peu car j'ai l'impression que c'est le seul moment où vous pouvez vous reposer....mes pauvres petits...quelle vie! <br /> Y'a pas à dire, c'est un vrai métier...que vous faites....
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B
comment arrivez vous à suivre un rythme pareil... c'est beau d'etre jeune<br /> <br /> ils ont la santé les chiliens, heureusement que notre 14/7 ne dure que le 14/7<br /> <br /> allez bonne suite
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