San Pedro de Atacama (2)
La vallée de la Mort... Voilà un endroit qui, rien qu´a en entendre le nom laisse rêveur. Non, il ne s´agit pas de la Death Valley... mais de la Valle de la Muerta.

Pourquoi cette appellation? Il y a plusieurs explications :
- La plus évidente est que c´est un endroit aride, sec au possible où rien ne pousse, rien ne vie.
- Autre explication : au fond de cette vallée se trouvait un fort inca. L´histoire dit que lorsque les espagnol arrivèrent, ils tuèrent tous les guerriers et exposèrent les corps à la vue des habitants.
- La dernière explication serait que lorsque le prêtre jésuite Gustave Lepaige arriva pour évangéliser cette partie de l´altiplano, il appela cette vallée la vallée de mars. La maîtrise de la langue espagnole n´étant pas parfaite, ce nom s´est transformé en vallée de la muerta.
Toujours est il que le paysage est impressionnant de pauvreté. L´air sec se ressent sur la peau, sur la respiration. Un endroit qui malgré la chaleur fait froid dans le dos!
Autre endroit : la Valle de la Luna. Elle se compose de plusieurs parties.
D´abord une zone de cavernes, creusé par l´eau dans le sel. En effet, la valle de la Luna, géologiquement, c´est beaucoup de sel, des massifs entiers, des montagnes de sel cristallisé.

Voilà à quoi peut aboutir l´action de l´eau sur ces massifs salins. Des parois entières sculptées par les pluies anciennes. A certains endroits, on peut même écouter la terre parler. Si on se tait, il est possible d´entendre des craquements, il s´agit de molécules d´eau qui réagissent aux fortes variations de température. Ces molécules sont enfermées dans la roche, mais le changement d´état provoque des fissurations, des fractures qui produisent des sons. A l´époque des Chamans, lorsque ces prêtres prenaient quelques produits halucinogènes, ils venaient là pour écouter la terre leur parler...
La vallée de la Lune, c´est aussi une vaste cuvette, une mer de sel au milieu de laquelle se dresse des formes sculptées par le vent, les eaux... Ce sont Las Tres Marias. Ce lieu fait partie de l´histoire des Atacaméniens, le peuple de San Pedro de Atacma. Il s´agissait d´un repère spatial, d´un endroit de bivouac pour les caravanes le lamas, d´un endroit sacré.
Ces trois Marias plantées là laisse un goùt de mystère... On peut y voir u homme levant les bras au ciel (ou comme nous l´avons pensé au début : un lapin) :
Puis, de l´autre côté de cette cuvette de sel, se dresse un dune encastrée entre deux montagnes. Une dune aiguisée par le vent large à sa base, fine sur son arrête... Elle prend des couleurs du jaune à l´ocre au fil de la journée.

Autre formation impressionante : l´amphithéâtre naturel...
Par chance, nous sommes allé voir à cet endroit le coucher de soleil. Pas un nuage, et des volcans à perte de vue. Le plus célèbre, le Licancabur (montagne du peuple) : dans son cratère se situe une lagune où les prêtres allaient célébrer des sacrifices.

C´est un volcan éteint mais conique, majestueusement conique... Pour le soir, il met sa robe de soirée : du orange, du rose, ça dépend de l´heure et tout ses copains autour font pareil, magnifique.
Ces endroits, même s´ils sont extrêmement pauvre sont une richesse por les gens d´ici. Des paysages uniques que des centaines de personnes viennent voir chaque jour. Mais aussi des lieux de recherche : par exemple la NASA a expérimenté ici ses robots à roulette destinés au mission sur Mars.